vendredi 13 mars 2009

A l'Epicerie Sociale, Vendredi 13 Mars

Atelier d'écriture!
On s’est amusé avec les expressions idiomatiques.
Et si le sens figuré disparaissait… il ne resterait que le sens propre !

Ne pas avoir froid aux yeux… Sinon on pleure, ça gratte, ça brûle. On a l’œil sec.

C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase… Ca noie les fleurs ! Faut pas les arroser trop ! Cette goutte est une goutte de trop !

Avoir un nom à coucher dehors… Ce n’est pas le confort, sous les ponts, à la belle étoile.

Changer d’avis comme de chemise… Ca fait beaucoup de chemises dans le placard !

Mettre sa main au feu… On grille ! Ca fait autant de fumée qu’une tête brûlée !

Avoir la langue bien pendue… Au bout d’une corde ! Elle est fatiguée et trop longue ; elle tombe !

Ne pas avoir sa langue dans sa poche… Pourtant elle serait bien rangée, et même bien cachée !

Revenir à ses moutons… Il faudrait les compter. Revenons au top départ !

Tourner autour du pot… Un pot de fleur ? Un pot de chambre ? On tourne en rond ou en carré ! Dans tous les cas, on ne trouve pas son chemin.


Avancer comme un escargot… On laisse des traces ! Quel drôle de voyage, avec un château sur le dos !

Vider son sac… Et pourquoi pas sa poubelle ! Et son cœur, son âme, ses tripes ! Et pourquoi pas cracher son venin ! C’est l’envers de la médaille !


Bouche cousue… Une fermeture éclair, c’est plus pratique !

Autant chercher une aiguille dans une botte de foin… Et pourquoi pas une botte de foin derrière une aiguille ! Ce serait plus simple !

Ce n’est pas la mer à boire… Avec un peu de citron et une paille, c’est plus facile !

Yves, Louise, Nathalie, Viviane, Dilber, Claude, Eminé, Flore, Son Amary.


Aujourd’hui, j’ai rencontré…

Aujourd’hui, j’ai rencontré
une amie Sylvie, la Chipie,
le facteur sur son tracteur,
une belle journée qui m’a fait rigolé,
le président transpirant,
le maire qui ressemble à sa mère,
un beau soleil jaune et bleu comme une abeille,
mes sœurs qui ont du cœur,
l’amour avec beaucoup d’humour,
la vie qui me plaît et me sourit,
ma bête noire cachée dans sa baignoire,
un docteur acteur à la hauteur
et ma copine Claudine.

Son Amary, Nathalie, Viviane, Dilber, Claude, Flore, Yves, Brigitte.


D’après une phrase de Dilber : « J’ai un problème avec mon crayon… »

J’ai un problème avec mon crayon. Il se casse toujours. Il me fait mal au doigt. L’encre est gelée. Il ne marche pas. Il ne veut pas écrire ! Et pourtant il bave partout. Il fuit ! Il prend la fuite ! Comment on fait pour le rattraper ? On court, on appelle les pompiers, les secours. On lance un avis de recherche pour ce forcené !
Mais on garde espoir ! La prochaine fois, j’achèterai un crayon très cher, un stylo de marque, un stylo doux. Peut-être qu’il saura écrire !

Dilber, Eminé, Claude, Flore, Yves, Nathalie, Brigitte, Son Amary, Viviane.

mardi 10 mars 2009

Remise d'un prix à La Boîte aux Lettres



Vendredi 6 Mars



Vendredi c’était la remise du prix du concours « des photos et des mots ». Daisy, Bernard et moi avons gagné ce concours. Nous avons reçu un ordinateur portable pour La Boîte aux Lettres et nous avons eu chacun un dictionnaire. Nous étions surpris et contents d’avoir été classés les premiers.



Isabelle


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Les apprenants de la Boite aux Lettres ont fait le grand- concours (assimo). Parmis la France, la Belgique et le Canada .Ils ont eu le premier prix qui était un ordinateur portable.


La formatrice Karine a demandé à trois apprenants : Daisy,Bernard et Isabelle de participer au grand jeu Assimo.


Ils ont été heureux de le faire. C’est une association (Assimo) qui a créé des logiciels de Français et de mathématiques .Elle se trouve à la Rochelle. Que veut dire Assimo : c’est une association pour les mots. C’est une aide a l’illettrisme.


Véronique

vendredi 6 mars 2009

Atelier d'écriture à l'Epicerie Sociale avec Sonia

Dans ma poche…

Dans ma poche, il n’y a pas grand-chose…
Il y a mes clés, de l’argent, mon téléphone, un mouchoir,
des bonbons à la menthe, des papiers froissés,
un portefeuille, une photo de la famille, une paire de gants,
un fétiche,
un paquet de cigarettes,
une bague,
un briquet, un rouge à lèvres, un préservatif, un stylo,
un médicament pour l’estomac, mes lunettes,
un chewing-gum, une montre, une pomme,
un peigne, un coupe-ongle,
ma carte d’identité, un ticket de bus,
un calepin,
ma carte bancaire, un mot doux, de la vitamine C.
Il n’y a pas à dire : une poche, c’est important !
Quand on n’en a pas, c’est embêtant !
On s’en fabrique d’autres : une chaussette, une chaussure, un soutien-gorge, une ceinture, une capuche, une manche, et pourquoi pas des bretelles… !
Ou encore : tout dans les mains, mais ça va commencer à être lourd ! Il faudrait une valise ! Ou un caddie !
Dans ma poche, finalement, il n’y a pas grand-chose : surtout des trous !

Flore et Viviane (deux apprenantes à La Boîte aux Lettres) mais aussi Nathalie, Louise, Kathy, Eric, Claude, et Yves.

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L’Epicerie Sociale accueille, mardi 10 mars, une intervention et une exposition sur les droits des Femmes. Nous avons saisi l’occasion pour y réfléchir et écrire un petit texte.

Les droits de la Femme
La femme a le droit de voter, de dire son opinion, d’avoir le même salaire que l’homme, de faire autant de choses que l’homme, de sortir, de dormir, de manger, de commander, de porter la culotte comme un homme – et même le caleçon !
Elle a droit à l’égalité, au travail, à l’autonomie, à l’indépendance, à la libre parole, aux responsabilités, à la compétition sportive.
La femme a le droit de
s’habiller comme elle veut, de fumer, de boire, de rentrer dans un bar, de danser toute seule, de conduire, de se battre, de rendre la pareille, de choisir ses partenaires, de dire des grossièretés – sauf que ce n’est pas joli.
La femme a le droit d’être élégante, de se mettre des bijoux, d’être femme du bout des orteils à la racine des cheveux.
La femme a le droit de dire « non
», de ne pas être battue, d’apprendre toute sorte de choses, de contrôler les naissances, d’élever ses enfants seule. Elle a le droit de ne pas vouloir d’enfant, de choisir sa vie, ses amours, sans forcer.
La femme a le droit de divorcer, de ne pas être violentée physiquement ni moralement – parce qu’il y en a qui sont méchants sans taper ! Les bleus, ça part. Les mots, ça reste !
Merci à toutes les femmes qui se sont battues pour ces droits !

Eric, Claude, Flore, Nathalie, Louise, Kathy, Viviane et Yves.

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Texte écrit à partir d’une phrase dite par Viviane pendant l'atelier : « J’aime pas les photos ! ».

J’aime pas les photos !
Je ne sais pas pourquoi ; j’aime pas les photos ! A chaque fois qu’on veut me prendre en photo, je me cache ! Ou bien je cligne des yeux quand le flash arrive. Après je suis éblouie. Je n’arrive pas à sourire, à faire semblant, à être naturelle. Et puis c’est toujours quand je fais le pitre qu’on me prend en photo !
Viviane, Nathalie et Yves.

J’adore les photos !

Je n’ai pas peur. Je suis tellement photogénique ! J’aime faire la vedette ! C’est des souvenirs en plus. Les photos restent. On est dans le journal, ou sur Internet, ou sur une affiche, ou dans un album photos… Ce sera des souvenirs pour les enfants plus tard.
Louise, Nathalie.

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Les mots doux, les mots durs.

Mon petit cœur, mon bébé, ma mignonne, ma duchesse, ma belle, ma chérie, mon doudou, ma loute !
Il y a aussi ma biche, mon canard, ma puce, mon caneton, mon lapin, ma poule, ma caille, mon poussin, mon petit loup, mon petit chat, mon petit cochon, ma crevette, ma chèvre !
Et puis aussi : mon chou ! Et pourquoi pas : mon petit pois, mon haricot, ma tomate, mon citron, ma pomme, mon artichaut, ma pastèque !

Moi, je n’ai jamais eu de mots doux ! On ne m’a donné que des mots durs : la grosse vache, la grande girafe, le gros cochon, le thon, l’âne, la baleine, le hérisson, le gros mammouth, la bourrique, le mouton, la coche, la teigne, l’ours sauvage, la mouche à m…, la vipère, la pie, le serpent à lunettes… Et puis le sac à patates, le cornichon, l’asperge, la sorcière, la commère…

Tous ces mots, d’habitude, on n’a pas le droit de les dire ! On s’en interdit !
Quel plaisir de les dire ! Ici, on peut en rire ! Et en pleurer !
En pleurer de rire !
On a pleuré de rire de les dire !

Louise, Eric, Nathalie, Kathy, Yves, Viviane, Claude, Flore et Madi.
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mardi 3 mars 2009

Pièce de théâtre à Sées


"Je veux voir Mioussov"


Dimanche 22 février, nous sommes allés voir une pièce de théâtre qui s'appelle « Je veux voir Mioussov » à la salle polyvalente de Sées.
Ca se passe dans une maison de repos qui s'appelle « les Tournesols » à Moscou dans les années 60.
Chaque dimanche, M. Mioussov vient s'y reposer. Mais ce jour-là, beaucoup de personnes veulent le voir et il ne pourra pas beaucoup se reposer.
Il y a d'abord un homme M. Zaïtsev qui doit le voir pour lui faire signer un bon de commande pour acheter de la peinture. Cet homme qui n'a pas sur lui son certificat de travail n'est pas admis dans la maison de repos. Il se fait donc passer pour quelqu'un d'important, le mari de la célèbre Klava Igniatiouk et est accepté. Mais il se trouve que Klava Igniatiouk arrive justement aux Tournesols où son mari doit la rejoindre. Ils ne se sont pas vus depuis 18 mois car il est marin et a passé 18 mois dans l'Arctique.
Quand celui-ci arrive il comprend que sa femme le trompe avec M. Mioussov mais c'est faux.

On a passé un dimanche après-midi très agréable parce que la pièce était très drôle, pour les petits comme pour les grands ! Et on espère qu'il y aura d'autres représentations de théâtre à Sées.

Le jeudi suivant, Sophie, notre formatrice nous a amené des livres et des cartes postales sur la Russie. On a vu des photos de grandes villes russes comme Moscou et Saint-Pétersbourg ou encore de Minsk (la capitale de la Bielorussie, car nous savons qu'on peut lire notre blog aussi à l'étranger et nous avons même eu un commentaire d'un Bielorusse). Les paysages, les maisons et les églises sont très beaux. On a aussi regardé des livres sur la Sibérie et sur le lac Baïkal.

Après, on a fait un travail d'expression écrite à partir de représentations de tableaux d'artistes russes.


Christine, Frédéric, Marylène, Nathalie

Tableau de Alexandre Vassilievitch Chtchipitsyn intitulé "Fenaison"


Paysannes au champ


C’est une belle image parce qu’il y a des belles couleurs chaudes (jaune, orange, vert clair) et harmonieuses. Il y a 3 couleurs dominantes (vert, gris bleu et jaune orange).


C’est un beau dessin parce qu’il a un sens : la nature est bien représentée.


Cela se passe en été : 5 jolies femmes ratissent pour faire du foin. Elles sont habillées en paysannes avec une jupe, un corsage, une coiffe et un carré sur le dos.
Dans le fond, il y a un cheval avec une charrette pour amener les paysannes ou emmener le foin.


Les couleurs ne font pas mal aux yeux.


Ce tableau est « époustouflant » (Nathalie), je suis « émerveillée » (Marylène).
"Le peintre va jusqu’à surprendre mon cœur (Nathalie)
: je me sens attirée par sa peinture".

Cette peinture représente la joie de travailler ensemble. C’est une image comme une berceuse, reposante.




Bernard, Nathalie, Marylène (apprenants)

Jean et Joëlle (bénévoles)








Boris Dimitrievitch Grigoriev (1886-1939) : "Jeune fille avec un bidon"


c'est une jeune fille au regard triste car elle doit travailler pour avoir du lait.

Les couleurs sont chaudes mais tristes.

Il y a un chien, un coq et des poules, une femme, deux hommes sur un banc. Elle a les mains noires et les vêtements sales. Elle vit dans la misère. Ceci se passe dans une ferme.

Christine, Emilie, Frédéric (apprenants).











lundi 2 mars 2009

Suite de l'Atelier d'Ecriture du vendredi 27 février

« Le Pont de l’Europe » de Gustave Caillebotte : Mais que peuvent bien se dire ces deux personnes sur ce pont ?

Au détour d’un hasard, un homme et une femme se promènent sur un pont et se disent bonjour. Jacouille la fripouille dit à Zézette : « Il fait beau et il fait chaud aujourd’hui. Tu as une belle robe ; ton ombrelle et très jolie et tu es adorable ».
Louise.
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Un homme attend sur le pont dans l’espoir de rencontrer une autre personne. Dans l’intention de lui demander un renseignement. Il voit une femme qui flâne seule sur le pont. Il l’accoste gentiment pour demander son chemin, et en même temps, il lui parle de tout et de rien, des petites choses du quotidien, du temps. Et là, c’est le coup de foudre pour tous les deux.
Yves.

Le Mari : « Je t’aime ».
La Femme : « Moi aussi ».
Le Mari : « Je suis heureux de me promener avec toi. On a de la chance ; il y a un beau soleil. Regarde le chien : il est très joli ! ».
Anouar.


Le Mari : « Regarde, notre chien est content de sortir ! »
La Femme : « Ca fait plaisir ! »
Eric.

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Dialogue dans le tableau de Paul Cézanne « Les Joueurs de Cartes ».


En fait, ils ne parlent pas ; ils jouent. C’est le silence.
Eric.

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Ecrire la suite d’un texte (chacun son tour, les participants ont ajouté une phrase) :

C’était un vendredi matin, à l’Epicerie Sociale. Il y avait Eric, Anouar, Louise, Flore, Yves et Hulya. On commençait à écrire une histoire quand soudain on entendit frapper à une porte. Ca nous a surpris parce que les deux portes étaient grandes ouvertes et personnes n’attendait devant. La porte du fond était bien fermée mais il n’y avait personne derrière ! On a regardé les fenêtres : personne non plus. Et pourtant on entendait frapper…

... On a cherché à gauche et à droite, en haut et en bas. On est même sorti dehors : personne ! On a regardé dans le placard et on a vu un petit chat. Il était blanc et mignon. Il s’était enfermé tout seul. Il voulait sortir du placard. On l’a caressé et on lui a donné à manger. On a joué avec lui. Il regardait par la fenêtre et il est sorti par derrière. Il a pris la clé des champs. Il a retrouvé sa maman, sa famille et ses amis qui l’attendaient assis devant l’Epicerie Sociale. Ils miaulaient tous pour nous dire merci. Et nous, tout heureux, on est reparti à notre histoire – une histoire d’un chat dans un placard.

Eric, Anouar, Louise, Flore, Yves, Hulya.

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Vus en passant : les mots “merci” et "remerciement", les verbes “écrire”, "être" et "avoir" au présent.

vendredi 27 février 2009

Atelier d'écriture, vendredi 27 février, à l'Epicerie Sociale

Réponse des objets (suite de l’Atelier d’écriture du vendredi 20 février) : chacun avait choisi un objet et lui avait écrit une petite lettre.
Voici les réponses :

Cher Yves
Merci de m’écrire aussi poliment. Je suis ému de voir que je prends beaucoup d’importance dans votre vie. Il ne faut pas me donner autant d’importance. Il n’y a pas que le stylo dans la vie. La vraie vie n’est pas là. La vraie vie, c’est la rencontre avec les gens.
Votre stylo.

Chère Hulya
Je me souviens de notre rencontre au magasin. J’aime bien que tu me regardes tous les jours. Je suis utile pour toi et ça me fait plaisir.
Ton dictionnaire.

Chère Flore
Merci beaucoup de me mettre à ton doigt. Flore, c’est un plaisir pour moi d’être sur ton joli doigt. C’est gentil de me porter. Je suis touchée car tu as choisi de m’écrire.
Ta bague.


Cher Eric
Je ne sais pas quoi dire. Ta lettre me touche. Je suis contente aussi d’être avec toi, d’être toujours avec toi.
Ta chaîne.

Chère Louise
Merci de me regarder, de me donner tes mots. J’aime quand tu me dis que tu es en bonne compagnie avec ma souris. A très bientôt pour un prochain dialogue.
Ton Internet.




vendredi 20 février 2009

A l'Epicerie Sociale

Le vendredi 20 février
Texte alphabet

Attention : exercice très difficile ! Et pourtant Flore, Nathalie, Hulya, Son Amary, Louise, Eric, Claude et Yves ont réussi un texte original et riche en ambiances !

Contrainte : Créer une histoire avec l’alphabet au début de chaque mot du texte.
Trois petites entorses à la contrainte de départ : on n’a pas compté les petits mots, les deux dernières lettres de l’alphabet ne sont plus à la fin (Claude a trouvé que cela améliorait l’histoire), et le X est en seconde position dans le mot…
La poésie se glisse hors du cadre ! On devient maître de son texte !
Sonia

A Argentan, dans la Brume, je Cherche un Démon. Les Etoiles Filantes Géantes Heurtent d’Irréels Jasmins. Une Kyrielle de Lilas Mauves, la Nuit, Osent Pousser ! Quelle Réaction ! Souviens-Toi du démon Usé et Vilain ! Yves Zigzague ! C’est comme un Western eXtra !


Lettres à un objet

La séance était presque finie. Je leur ai demandé de choisir un objet qu’ils aiment bien et de lui écrire une petite lettre.

Cher Stylo
Je suis très heureux de vous écrire. Car grâce à vous, je peux tout noter et me rappeler de tout. Les paroles s’envolent alors que l’écriture reste. Avec l’âge, j’ai besoin de plus en plus de vous. Sans vous sur moi, c’est comme un vide. Il me manque
quelque chose. Avec la modernisation, vous resterez pour moi un grand objet de valeur.
Yves.

Mon cher Internet
Tu me permets de te visionner, de te regarder. Je te donne mes mots. Je suis en bonne compagnie avec ta souris !
Louise.

Cher rouge à lèvres
Je te remercie de me rendre jolie, de me faire coquette. Merci d’être facile à ranger et à emmener. Tu as beaucoup de frères de couleurs différentes.
Nathalie.

Chère chaîne
Je tiens à toi. Toujours. Dans mon cœur. Tu es un cadeau important. Toujours sur moi. Dans mon cœur.
Eric.

Chère bague
Toujours j’aime beaucoup te mettre à mon doigt parce que tu es un cadeau de ma fille pour me faire plaisir. Pour moi, tu fais briller d’or et de diamant mes doigts.
Flore.

Cher portable
Tu me donnes du réconfort avec tes messages que je reçois. Tu me fais du bien parce que tu es toujours avec moi.
Claude.

Cher foulard
Tu es sur moi quand il fait froid. Avec toi, il fait chaud. Tu es beau avec ta couleur rose. Tu es grand et doux.
Son Amary.

Cher dictionnaire
Je t’ai acheté au magasin. Je te regarde souvent. Tu m’aides beaucoup pour faire des phrases. Je ne connais pas bien les phrases, alors je t’ouvre et je trouve les mots français et turcs.
Hulya.