
mardi 18 novembre 2008
lundi 17 novembre 2008
Atelier d'écriture à l'Epicerie Sociale
Photo de Son Amary.
Vendredi 9H. Ciel gris. Petite pluie. Petit matin. Fatim, Nathalie, Latifa, Son Amary, Isabelle, Esra et Brigitte sont là avec moi. Huit personnes autour de la petite table de la cuisine de l’Epicerie Sociale. Il nous manquait un peu de magie alors, au programme de ce matin-là : des recettes de potions magiques ! J’ai pris un crayon à papier et je l’ai remué comme une baguette magique :
- Quel est le pouvoir que vous aimeriez avoir ? On va imaginer une recette magique pour l’avoir.
Je commence. Elles me suivent peu à peu dans ma bizarrerie, dans l’imaginaire.
- En tout cas, la recette pour rendre les gens parfaits, ça n’existe pas !
- Et pourquoi pas ?!… Et puis, est-ce que ce serait amusant, la perfection ?
Après deux heures très rapides dans cette cuisine, dans ce petit matin, on s’est séparé en se souhaitant une bonne journée. Qu’est-ce qui a changé ? Rien ? Presque rien.
Sonia (formatrice).
On a vu ensemble six recettes magiques :
La recette « Penser aux gens et savoir ce qu’ils font » :
Dans une marmite, on met les prénoms de tout le monde. On ajoute une paire de lunettes ou des lentilles de contact au choix, 50ml de gentillesse, du sel, du poivre et 2 litres d’eau. Cuire 30 minutes. Servir chaud.
La recette : « Faire disparaître les problèmes » :
Il faut une gomme, un chiffon, trois éponges, un effaceur avec un litre d’eau. On mélange 10 à 20 minutes. On en met partout dans la maison, dans tous les coins, en chantant « Oh mon dieu ! » pendant 5 minutes.
La recette « Savoir voler de ses propres ailes » (dessert) :
Trois bombes de crème chantilly, la moitié d’un nuage blanc, une centaine de plumes blanches avec des taches noires, des paillettes pour décorer.
La recette : « Pour que la souffrance n’existe plus » :
Il faut que tout le monde change. Tout le monde doit changer le monde. On dit tout bas dans le téléphone nos souffrances (au 06.97.60.61.07.42 – c’est le portable de l’ange Gabriel). Puis on met la jalousie, la méchanceté, l’argent, l’ingratitude et la trahison dans des piments et des oignons. On les coupe en fines lamelles et on les jette dans le feu.
Recette : « Pouvoir travailler tout le temps » :
Il faut de l’intelligence, du courage, des connaissances, de la volonté d’apprendre, du respect, de la sagesse, de la compréhension, de l’amabilité, de la gentillesse, de l’humilité, de l’honnêteté et de l’amour – de l’amour pour les autres. Les garder dans son cœur et avoir l’esprit de douceur.
La recette « Etre invisible ». Pour une personne :
Il faut du sel – beaucoup de sel (30kg) - et une cuillère à soupe de talc. On mélange avec 5 litres d’eau. Ajouter une goutte d’eau de javel et toutes les feuilles d’un arbre. Potion à boire (pour 15 minutes d’invisibilité) ou à mettre sur la peau (pour un effet de 30 minutes à 1 heure – ça dépend si on est grand ou petit).

Fatim, Nathalie, Latifa, Son Amary, Isabelle, Esra et Brigitte.
mercredi 12 novembre 2008
A l'atelier d'écriture de l'Epicerie Sociale
Quand je dors, je ne pense à rien.
Quand je dors, je rêve de ma journée.
Quand je dors, je rêve que je suis dans l’eau.
Quand je dors, c’est rare.
Quand je dors, il y en a qui travaillent.
Quand je dors, il y en a qui n’arrivent pas à trouver le sommeil.
Quand je dors, je rêve d’une planète rose.
Quand je dors, mon poisson dort aussi.
Quand je dors, je rêve d’un jour meilleur.
Quand je dors, je suis heureuse de retrouver mon lit.
Quand je dors, je me repose de la journée.
Quand je dors, c’est le silence.
Quand je dors, je ne travaille pas.
Quand je dors, je raconte des histoires dans une autre langue.
Quand je dors, il y a des gens qui se réveillent.
Quand je dors, les étoiles se déplacent, elles se rencontrent.
Quand je dors, la lune me suit.
Quand je dors, le soleil est couché.
Quand je dors, le matin commence ailleurs.
Quand je dors, il y a des gens qui écrivent.
Poème sur un poème
J’aimerais écrire un poème
Mais pour écrire, c’est un problème.
J’y aurais mis tous les mots que j’aime,
Toutes les fleurs, les paysages où je me promène.
Mais il y a d’autres mots qui me viennent :
« Impôt », « Pommier », « Maisons »
« Révolution », « Pollution », « Promotion »
Et ceteri, et cetera…
Tant pis, je fais avec ça !
Fatou, Esra, Fatim, Son Amary, Isabelle et Claude.
la bibliothèque de La Boîte aux Lettres

On a une bibliothèque à La Boîte aux Lettres. Vendredi 31 octobre, une bénévole, Marie-Claude nous a présenté des livres et qui sont sur le thème de l'environnement et qui sont dans cette bibliothèque. On peut les emprunter gratuitement. Il faut mettre dans le cahier la date où on emprunte le livre et la date où on le rend. Rencontre avec Elisa Fiasca aux Archives Municipales


Il y avait une affiche pour le catalogue d’une exposition à Alençon en 1898 sur l’industrie, le commerce et les beaux-arts. C’était une exposition nationale et internationale. Il y avait aussi un agenda illustré de 1900 sur les grands magasins du Gagne-petit, rue du Pont Neuf. Marianne invitait à célébrer le 14 juillet 1914.
Véronique.
Il y avait une affiche sur une exposition nationale et internationale : on voyait le Chemin de Fer, la Halle au Blé, un château, le Mont Saint-Michel, et une cavalière, des pommiers, des champs (avec faucille et foin). Il y avait aussi une femme avec une robe blanche, un tablier avec des rayures rouges et des sabots. C’est une peinture sur une fête pour remercier les agriculteurs.
Daisy.
La sportive
Sur l’affiche, il y avait une photo de femmes faisant du vélo. C’était à Montsort en 1944. Il y avait aussi une photo de la ville d’Alençon. Les femmes pouvaient faire plusieurs activités : il y avait l’école de natation et de tennis, 41 Rue de l’Isle, l’école de danse Genest-Biard et le cours de gymnastique harmonique d’Andrée Chertier-1937 (santé).
Fatma.
Les femmes actives
Elles sont ouvrières chez Moulinex en 1959, Sténodactylos à la mairie en 1970, dentellières à Argentan ou encore employées de l’hôtel de Bretagne en 1910… Leur problème, c’était la garde d’enfants. En 1836, il y a une crèche à Alençon. En travaillant à deux, cela apporte plus d’argent. Les jeunes filles étaient emmenées chez les femmes de la Providence qui leur apprenaient tout ce que doit savoir une bonne femme de ménage.
Najet.
La Normande
Elle demande des dons pour les soldats blessés à la guerre. Les femmes ne sont pas habillées pareil d’une époque à une autre. Il y avait la tenue républicaine. Le mode de vie n’était pas le même. Je pensais voir l’évolution des robes des femmes selon les époques.
Bernard.
La comédienne
Il y avait « Madame Sans-Gêne » en 1895, « Le Mari de la Débutante » en 1897 et « L’Hécatombe » de Manon Lescaut en 1892. La comédienne qui joue « Madame Sans-Gêne » est une belle femme, bien habillée avec une très jolie robe. Le théâtre est très chaleureux, avec beaucoup de monde pour « Le Mari de la Débutante ». Il y a la fête et ils sont contents. « L’Hécatombe, un mortel baiser », c’est une histoire de sorcières et de fantômes avec une belle femme qui se transforme.
Cynthia.
Elle avait un petit chapeau. Elle protège les enfants malades : « Isolés de leurs quartiers populeux et industrieux, ils seront traités par cure d’air, de lumière et de soleil. Des activités saines à la mer, en forêt ou à la montagne fortifieront leur organisme ». A partir de 1925, il y avait des timbres antituberculeux destinés à collecter des fonds et développer l’éducation sanitaire. Il y avait deux affiches sur les sanatoriums (250 sanatoriums ont été construits en France entre 1900 et 1950).
Nous étions 15 personnes ; on a été voir une exposition d’anciennes affiches sur les femmes. Nous avons fait la connaissance Elisa. On a participé à un atelier d’expression sur le thème de la femme et on a fait un dessin comme si cela était de la dentelle sur une feuille. Dans les Archives, tout près du musée de la dentelle, il y a les archives de la mairie d’Alençon.
Véronique.
C’était bien – on a parlé surtout de la liberté pour les femmes. Elisa est très jolie, élégante. Elle parle fort ; elle parle comme les politiciens. Elle contrôle toutes les situations. Elle a vu tous les dessins. Elle voulait faire plaisir à tout le monde. Elle est gentille et elle voulait nous faire avancer.
Rohda.
C’est une artiste et elle a vu dans nos dessins des choses intéressantes.
Estrela.
J’ai découvert de belles choses avec Elisa. Elle nous a demandé de dessiner sur une feuille de papier où il y avait déjà une sorte d’image ; c’était à nous d’imaginer un dessin comme on veut. On a travaillé sur des phrases qui commençaient par « C’est comme… » et « Si la femme était un animal… ». Et elle nous a questionnés à propos de la liberté des femmes aujourd’hui et chacun a eu sa réponse. Elle est venue parce qu’il va y avoir une exposition de ses œuvres dans la Cour Carrée de la dentelle d’Alençon. Ca a été super de travailler avec une artiste comme Elisa. Elle nous a donné des cartes postales comme souvenirs : ce sont des œuvres à elle et je les trouve super jolies.
Cynthia.
Elisa a parlé de la Caravane d’Or et elle a fait des jeux de mots avec des phrases commençant par « C’est comme ». Ce n’est pas facile d’imaginer qu’est-ce que serait la femme si elle était un animal par exemple. Après, on a fait du dessin et posé des questions. Nous avons parlé des femmes qui veulent la liberté. Elisa va faire une exposition sur les femmes dans la Cour Carrée de la Dentelle.
Daisy.














