Affichage des articles dont le libellé est La Boîte aux Lettres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est La Boîte aux Lettres. Afficher tous les articles

lundi 10 novembre 2008

Commentaires : mode d'emploi

Quand on veut réagir à un texte ou à une photo, quand on souhaite laisser un petit mot aux apprenants ou à l'équipe de La Boîte aux Lettres, on peut écrire un commentaire. Voici la méthode :
- Cliquez sur "commentaires" ou sur "enregistrer un commentaire" (selon le cas) en bas de l'article (en bas du texte).
- Ecrivez votre commentaire dans la grande case à droite, en ajoutant votre nom (si vous le souhaitez) à la fin.
- Repérez la ligne de lettres colorées (souvent vertes ou rouges) et avec des formes amusantes.
- Recopiez ces lettres dans la case "vérification des mots" (c'est un anti-spam).
- Choisissez une identité en cliquant sur "Anonyme".
- Cliquez sur "Publier commentaire". C'est parti !
Le commentaire n'apparaîtra pas tout de suite sur le blog : il sera publié quand l'équipe de La Boîte aux Lettres l'aura lu.
Merci et à bientôt !

lundi 20 octobre 2008

Atelier d’écriture à l’Epicerie Sociale, vendredi 10 octobre.

Consigne : on complète la phrase "si j’étais un animal, une couleur, un petit bonheur et un lieu"...
Avec les quatre mots que l’on a choisis, on imagine une toute petite histoire.

Si j’étais un animal, je serais un opossum.
Si j’étais une couleur, je serais le noir.
Si j’étais un petit plaisir, je serais de la crème chantilly.
Si j’étais un lieu, je serais l’Epicerie Sociale.

Je suis un opossum femelle. Je suis noir et j’adore la crème chantilly. Je suis en bonne compagnie à l’Epicerie Sociale.
Louise.


Si j’étais un animal, je serais un orque.
Si j’étais une couleur, je serais le rose.
Si j’étais un petit plaisir, je serais un bon dîner.
Si j’étais un lieu, je serais la campagne.

Un orque raconte l’histoire d’une petite bonne femme qui vient au monde de bonheur dans la campagne rose.
Kathy.


Si j’étais un animal, je serais un dauphin.
Si j’étais une couleur, je serais le bleu.
Si j’étais un petit plaisir, je serais une rose.
Si j’étais un lieu, je serais la forêt.
Le dauphin bleu rêve de voir une rose et les couleurs de la forêt.
Brigitte.



Si j’étais un animal, je serais un oiseau.
Si j’étais une couleur, je serais le vert.
Si j’étais un petit plaisir, je serais un film.
Si j’étais un lieu, je serais la campagne.

Perché comme un oiseau, je vois la campagne verte ; c’est comme un film.
Magali.


Si j’étais un animal, je serais un oiseau.
Si j’étais une couleur, je serais le rose.
Si j’étais un petit plaisir, je serais dormir.
Si j’étais un lieu, je serais devant la mer.

J’aime dormir devant la mer avec mon oiseau pour faire des rêves roses.
Esra.


A côté de l’atelier d’écriture, il y avait l’atelier socio-esthétique avec Maryline (association Duo). Les participantes apprenaient à faire des gommages du visage et des masques simples et pas chers. On s’est joint à eux pour chercher tous les masques et toutes les crèmes possibles :

Masque pour se cacher
Masque pour se déguiser
Masque pour jouer
Masque pour tricher
Masque pour voler
Masque pour paraître quelqu’un d’autre

Masque de la femme enceinte
Masque de la mort
Masque pour faire peur
Masque de la vieillesse
Masque de beauté


Crème nettoyante, à raser, à jambe, fraîche, dessert, chantilly, anglaise, à récurer, à la vanille, pour s’épiler, pour se faire belle, pour s’épanouir.
Françoise, Monique, Louise, Brigitte et Kathy.




Anne-Marie, bénévole à l'Epicerie Sociale, a ajouté un petit mot sur l'affiche-livre d'or : "En relisant les histoires écrites à l'atelier d'écriture, j'ai pensé que l'imagination et la poésie devaient plus que jamais faire partie de notre quotidien".

Esra et Hatice ont écrit leur prénom avec un calame et de l'encre de Chine.
















lundi 13 octobre 2008

Handi'Chiens

L’idée est venue de la secrétaire de La Boîte aux Lettres, Christelle. Elle nous a transmis sa bonne volonté pour aider Handi’Chiens. Et tous les apprenants se sont mobilisés pour réunir des bouchons en plastique. C’est une entreprise belge qui achète les bouchons pour les transformer en pull ou en objet en plastique. Il faut 50 tonnes de bouchons pour financer l’éducation d’un chien d’assistance (13.000 €).
Jeudi 25 septembre, tous ensemble, on est parti avec nos bouchons. Arrivés à Handi’Chiens, on a trouvé Florian et Amandine qui ont pris nos bouchons. En échange, Marine, l’éducatrice « Chiens d’assistance », nous a montré son travail avec des chiens qui sont en formation et qui passent le week-end en famille d’accueil. Il y avait Bob, le golden, et Byron, le labrador. Byron, c’est un joueur qui aime bien travailler. Bob baillait beaucoup.
Ils vont aider les personnes en fauteuil roulant dans la vie de tous les jours : ramasser des objets tombés, ouvrir et fermer des placards, faire des courses, aboyer pour prévenir quand il y a du danger… Et puis caresser ces chiens aident certaines personnes handicapées à faire leurs exercices physiques.
Mais ces chiens sont aussi un soutien moral : les personnes sont responsables de leur chiens ; elles doivent s’en occuper et cela les aide à garder le moral malgré le handicap. Le chien n’a pas de préjugé. C’est un ami quoi qu’il arrive. Il ne demande que des caresses.
Mama et Véronique.


Il existe quatre associations Handi’Chiens en France et la première a été créée à Alençon par Marie-Claude Lebret il y a 19 ans. Objectif : former des chiens pour les donner aux personnes handicapées physiques. Marine nous a fait une démonstration avec Bob et Byron, qui vont devenir des chiens d’assistance. Il y a deux ans de formation pour les chiens et ils commencent quand ils ont deux mois. Quand on est arrivés, on a donné nos bouchons à Florian et Amandine. Ils nous ont dit que c’était des bénévoles qui triaient ces bouchons en plastique pour les vendre en Belgique. Avec cet argent et d’autres aides, l’association éduque des chiens.
Thierry, Pascal, Fanny, Corinne, Bernard, Viviane, Elodie, Gilles et Didier.
« Il y a un suivi très strict et régulier pour que ces chiens aident à surmonter le handicap et à éviter une coupure avec le monde extérieur » (Didier et Pascal).
« Quand le chien est venu chercher le porte-monnaie et le sac de courses, c’était très impressionnant ! » (Thierry)

« Ces chiens font toutes sortes d’exercices : marche-arrière dans une caisse de magasin, aller chercher le téléphone posé sur une table… Cela demande beaucoup de travail et de patience ! » (Viviane
)« On est très heureux de donner les bouchons. On pense à ces personnes qui sont vraiment handicapées ». (Bernard)

« La collecte des bouchons permet de compléter au niveau financier l’achat d’un chien parce que ça coûte 13.000 euros ! On invite tout le monde à

donner leurs bouchons en plastique. C’est un geste simple pour sauver la planète et surtout pour soutenir Handi’Chiens ».

(Gilles)

« Il faut être solidaires ». (Fanny)

Les bouchons en plastique sont à déposer à Handi'Chiens (ANECAH), 250 avenue du Général Leclerc à Alençon. Renseignements : 02.33.29.51.26.


Mail :
handichiens.alencon@wanadoo.fr







jeudi 9 octobre 2008

Au théâtre, mercredi

« Mercredi 8 octobre, on est allé au théâtre voir « Chanson d’automne ». Il y avait des enfants avec nous, Carlota, Elisabeth, Hilal et Bilel qui est à l’école Albert Camus. Il y avait aussi Mireille, une bénévole, et Sonia, une formatrice.
Sur scène, il y avait trois petits amis : un oiseau, un écureuil et un hérisson. Ca parlait de l’automne et des feuilles mortes. Il y avait trois comptines aux couleurs de l’automne. Mathilde la comédienne racontait et il y avait une lanterne magique pour ce spectacle imaginaire .

Il y avait des poèmes écrits par Paul Verlaine : « Chanson d’automne », « L’Heure du berger » et « Soleils couchants ». On a bien aimé la façon dont elle tenait son instrument de musique comme un trésor. Son chapeau était un terrain de jeux pour que les animaux se protégent. Le décor était un jardin imaginaire ». Véronique, Najet, Bilel et Cynthia.

« C’était un beau spectacle avec un oiseau et des arbres. L’oiseau voulait habiter dans les arbres mais eux ne voulaient pas. Sauf le sapin. Les autres arbres ont donc tous perdu leurs feuilles en hiver ». Rodha.

« La voix ! Surtout la voix ! Avant d’entrer dans la salle, la comédienne nous a invités et sa voix était si douce. C’est ça ce qui m’a attirée. C’était vraiment joli. J’ai bien aimé l’histoire du petit oiseau resté tout seul en hiver. Et puis l’histoire du chapeau était jolie aussi : les animaux étaient dans son chapeau, tout au chaud. Mais elle l’a récupéré à la fin.
Je ne savais pas qu’il y avait des spectacles dans ce lieu ! » Estrela.

« Dans une histoire, il y avait un hérisson, un oiseau, un écureuil et un trésor. La dame a raconté une histoire avec des ombres et elle a chanté. C’était bien ! ». Fatma.

Après la projection de « Entre les murs »

" C’est l’histoire d’un professeur et de ses élèves au collège. Les élèves n’étaient pas toujours d’accord avec le professeur. Ils se disputaient souvent. A chaque fois, qu’il posait des questions ou qu’il demandait à quelqu’un de lire, l’élève ne voulait pas.
Un élève n’emmenait pas ses affaires ; il écoutait de la musique en cours, il avait un tatouage et il n’étudiait pas, il ne respectait pas les autres, et même il posait des questions personnelles au professeur. Il a même blessé quelqu’un. Il a été exclu et le professeur ne pouvait rien faire pour l’aider.
Le professeur écoute, il ne tourne pas le dos, il prend tout son temps pour écouter. Il ne se fâche pas, il ne part pas. Les jeunes sont fous ! Ils ne veulent pas étudier. Et en même temps, c’était très drôle : il y avait un professeur d’histoire qui craquait. Il est rentré dans la salle des professeurs et a crié : « Je suis fatigué ! Je ne peux pas ! Je reste avec vous ! Je ne peux pas ! »
Un garçon chinois ne parlait pas bien le français mais il était très intelligent. Il faisait de son mieux mais les autres se moquaient de lui. Et sa mère a été arrêtée parce qu’elle n’avait pas de papiers.
Et puis, l’élève qui était toujours là, la plus attentive, en fin d’année elle a dit au professeur : « Je n’ai rien appris ! » Alors il lui a expliqué tout ce qu’elle avait vraiment appris et puis ils ont fait une partie de foot.
C’était vraiment intéressant ! Je n’ai pas raconté le film à mes enfants parce que je vais les emmener le voir. Dans la salle, il y avait plein de jeunes. Je me demande ce qui se passe après, quand le film s’est arrêté. Je voudrais savoir ce que devient le jeune Chinois…
C’est bien de voir ce film pour voir ce qui se passe dans le collège, pour voir de l’intérieur, ce qui se passe en France.
En Afrique, dans les classes, il y a cinquante élèves ! Je dis toujours à ma fille : tu dois profiter de ta chance. L’école est gratuite ici, on est là et le professeur nous aide.
Il y a des mamans qui ne font pas attention pour leurs filles. Les parents ne sont pas forts et c’est fini. J’ai donné du fond de teint à ma fille pour cacher ses boutons ; elle m’a dit : « Laisse-moi le temps de grandir ! » Il faut grandir doucement.
L’important c’est de parler doucement, d’expliquer ; il faut donner du temps pour que les enfants comprennent. "

Estrela.


" Les enfants au collège, qui ont 13, 14 ans, ils discutent avec leur professeur comme à un copain, sans respect. Il y a un élève qui fait des bêtises ; sa mère doit venir à l’école et elle ne parlait pas du tout français ! Elle ne disait que « Monsieur, Madame, au revoir » !
Un garçon de 14 ans ne doit pas être tatoué, ni porter des boucles d’oreilles, un gros collier, du maquillage… C’est qui le professeur ?… C’est qui l’élève ?… Il y a un temps pour apprendre et un temps pour la mode.
On ne laisse pas ses enfants, sinon ça dérape. Je suis très sévère avec mon fils. Je ne veux pas qu’il fasse des bêtises : quand on commence, on ne peut pas arrêter ! "

Rodha.


Voir un film dans un cinéma français, c’était une première pour Rodha : « Au Libéria, il y a des salles de cinéma où on peut parler et faire du bruit, et il y a des salles avec des agents de sécurité : ces salles sont silencieuses mais payantes ».


Le groupe "Suivre ses enfants à l'école" a ajouté ces remarques :
C'est triste : une élève n'avait rien appris. Les enseignants sont très forts. Ils se contrôlent toujours. Le jeune qui est renvoyé était gentil avec sa mère; c'était un bon garçon. Il n'y a que le père qui peut faire quelque chose.

A la Boîte aux Lettres : formation de médiateurs

Comment repérer les personnes en difficulté dans les savoirs de base ? Comment les accompagner vers une formation ? Tels étaient les deux grands axes de la formation « Devenir médiateur en illettrisme » proposée par La Boîte aux Lettres (Atelier de Formation de Base) jeudi 2 et vendredi 3 octobre. Les participantes de cette session venaient de différentes structures : ANPE, Cap Emploi, Conseil Général, Mission Locale, APE (Accueil et Promotion des Etrangers), centres sociaux, ADAIE, Ateliers Féminins et La Boîte aux Lettres (une bénévole).
« 9% de la population française ne maîtrise pas les savoirs de base, soit 3.100.000 personnes », a précisé Catherine Forner, directrice de La Boîte aux Lettres, qui animait la session avec Patricia Koelz, une formatrice de cette association de lutte contre l’illettrisme. « Il y a des indices d’illettrisme dans l’expression, les parcours scolaire et professionnel, la façon dont la personne organise ses déplacements ou gère son temps… », a expliqué Catherine Forner. Il faut alors trouver les bons mots mais il faut aussi du temps pour que la personne accepte d’entrer en formation à La Boîte aux Lettres. « Personne ne peut apprendre sur une injonction ».
Vaincre les idées reçues, réfléchir sur les causes de l’illettrisme, savoir détecter, apprendre à valoriser les apprentissages non scolaires, dédramatiser, susciter l’envie… La formation, suivie par 15 participantes, était riche et variée, transformant ce tabou qu’est l’illettrisme en base d’échanges pour un accompagnement réussi. Différents supports ont été utilisés, et notamment des documents administratifs pour souligner tout ce qui peut les rendre difficiles à utiliser : mots à double sens, questionnaires avec des conditions, tableaux à double entrée, etc.
« En tant que professionnelle de l'insertion, je peux à présent prendre en compte les difficultés des personnes que j'accompagne pour travailler un projet professionnel », a expliqué Anne, une des participantes. « Un meilleur accompagnement des personnes concernées est alors possible dès lors qu'on maîtrise les causes et les conséquences pour chacun », a ajouté Nathalie. Et pour Sylvette, une autre participante, il y a désormais une « prise de conscience des difficultés dans la vie quotidienne des personnes illettrées. Il faut surtout continuer à croire en l'évolution des personnes ». Cette session sera complétée par une demi-journée en novembre pour découvrir les outils de La Boîte aux Lettres.

Article de L'Orne Hebdo (mardi 7 octobre 2008).

mardi 30 septembre 2008

Vendredi 26 septembre à l’Epicerie Sociale

Donner la vie
Il faut être deux.
On est pressé de l’avoir mais il faut attendre.
L’enfant se porte bien.
Il grandit lentement, en prenant son temps.
On lui apporte beaucoup d’amour, pour qu’il soit heureux.
Ensemble, on sera heureux.

Kathy, future maman.



Mon amie la crevette Aline
Les pêcheurs ont pêché des crevettes pour les vendre sur le marché. Anita achète des crevettes chez le poissonnier et dans le lot, une crevette l’appela. Elle lui dit qu’elle s’appelle Aline la Crevette Rose.
Anita veut la manger mais la crevette s’est mise à crier. "Ne me mange pas !", a dit Aline qui essaie de se défendre. Anita la met alors dans son aquarium, et tous les jours, elle lui dit « Bonjour !»; elle lui parle.
« Mais ça mange quoi, une crevette ? Des dauphins ? On ne peut pas en avoir dans sa baignoire !… Qu’est-ce que ça mange une crevette ? Des petits poissons ? Du caviar ? Du saumon ? Une baleine ? Un requin ? Ce n’est pas facile d’avoir une crevette chez soi !...

Anita.



Suite d’acrostiches…

ALINE
Amie
Libre, tu
Ignores la
Nourriture
Essentielle


ANITA
Animal dans les
Nuages
Image
T
errible d’
Acrostiche !


KATHY
Kcaouette d’
Alençon
Ton
Hirondelle
Y vole.


LOUISE
Lumineuse
Optimiste
Pour la vie
Inégalable
Sensuelle et
Elégante.


SONIA
Simple et
O
riginale,
N’oublie pas l’
Imagination de l’
Ame.

lundi 29 septembre 2008

L'équipe professionnelle de la Boîte aux Lettres

Patricia, Karine, Sophie, Catherine, Christelle, Marie-Pierre et Sonia .

vendredi 26 septembre 2008

France 3 Normandie

Mercredi 17 septembre, deux journalistes de France 3 Basse-Normandie sont venus voir comment fonctionnait l’association La Boîte aux Lettres, et en particulier le groupe « Accompagnement Spécifique Travailleurs Handicapés ».
Toute la matinée, ils nous ont filmé : on a répondu à leurs questions. Certains étaient à l’aise, d’autres très stressés. On a découvert comment travaillaient les journalistes.
Suite au reportage, nous avons eu des encouragements pour la suite de nos démarches.


Le groupe Vert.

mercredi 24 septembre 2008

Code de la Route, mercredi 24 septembre



































Mercredi, nous avons joué à un jeu sur la sécurité routière avec Stéphanie, bénévole, et Sonia, formatrice. Ce jeu a été créé à La Boîte aux Letttres : on circule à travers les rues de la ville d'Alençon en lançant des dés et en répondant aux questions sur les panneaux de la circulation et sur les règles du code de la route.
Il y avait Muriel, Véronique, Rodha, Estrela, Mama, Cynthia, Zineb, Daisy et Marina.

A la Cité des Métiers : rencontre avec Jean-Claude Tirel jeudi 11 septembre.

Jean-Claude Tirel, bénévole de l’association EGEE (Entente des générations pour l’Emploi et l’Entreprise) nous a parlé de l’orientation, de la formation et de l’emploi. Avec son vidéo-projecteur, il nous a expliqué comment construire notre projet professionnel en cinq étapes, comment faire un bon CV. On a vu aussi les pièges à éviter, les cinq point essentiels de la lettre de motivation (pas plus de 12 lignes).
Il nous a montré comment répondre aux questions des recruteurs et comment réussir son entretien d’embauche : la question importante à poser avant de partir est : « Quand aurai-je une réponse ? ». Jean-Claude Tirel nous a donné des astuces sur notre signature, sur la manière de serrer la main, et la manière de se présenter. Monsieur Tirel nous a bien informés en donnant de bons conseils.


Le groupe Vert.

Protégeons les êtres vivants et la planète Terre


Le groupe "expression" a travaillé sur le thème de l'environnement. Voici le texte imaginé, écrit et saisi sur l'ordinateur par ce groupe :
-------------
Nous devons tous protéger l’environnement en commençant de chez nous, parce qu’il faut considérer la planète comme chez nous. On nettoie son appartement pour se sentir bien ; on nettoie aussi devant notre porte. Et si chacun faisait ça, tout le quartier serait propre. L’environnement, c’est le respect des êtres vivants.
Il faut trier les poubelles avant de les mettre dans les conteneurs : verre, plastiques, papier, déchets ménagers. Ca permet de les recycler afin de moins polluer. Il faut économiser l’eau : par exemple, pour laver la vaisselle, si on n’a pas de lave-vaisselle, on la met dans une cuvette pour économiser l’eau. Et pour laver le linge, il faut faire une machine « pleine ».
Pour
économiser l’électricité, il faut toujours éteindre la lumière quand on quitte la pièce, et éteindre les appareils comme la télévision, l’ordinateur, le lecteur DVD... On doit aussi utiliser les ampoules basse consommation.
Il faut protéger les
rivières (enlever les barrages, et avoir une eau claire qu’on peut boire), mais aussi les forêts (qui brûlent ou qui sont coupées), et les animaux qui disparaissent. Les pesticides tuent la terre et donnent des cancers. Les hérissons qui mangent des limaces empoisonnées meurent empoisonnés eux aussi. Il faut revenir au naturel, à l’agriculture Bio.
Il y a trop de voitures et trop de camions. Et il ne faut plus prendre de sacs en plastique dans les boutiques.
Il y a trop de gâchis ; il faut apprendre à ne pas gaspiller.
Les glaciers fondent à cause du trou de la couche d’ozone, le temps est détraqué, les inondations augmentent… On n’est pas les habitants d’un pays ; on est les habitants d’une planète !
Un chewing-gum jeté par terre met 5 ans à disparaître. Les mégots, les sacs en plastique, les papiers d’emballage ne sont pas à jeter dans la rue ou dans la campagne. Il faudrait des panneaux qui informent ceux qui polluent qu’ils risquent des contraventions.


C’est dommage d’être obligé de faire peur pour que les gens comprennent !...
-
Mama, Estrela, Cynthia, Fatma, Marina, Daisy, Zineb et Véronique.

lundi 22 septembre 2008

Histoires à l'Epicerie Sociale

Anne-Marie, Louise, Françoise, Anita et Dores.

Vendredi 19 septembre, on s'est installé dans la pièce où les bénévoles et les bénéficaires de l'Epicerie Sociale prennent le café. On était tout près de la bibliothèque et des étagères de jouets. On a choisi un jouet et on a imaginé son histoire...

Robert le souriceau vient de Colmar. C'est une peluche qui est venue à Alençon en avion. Il a été donné à un nourrisson : c'est un cadeau pour la naissance de Donovan. Le bébé ne pouvait pas s'en séparer. Il lui faisait des bisous, des câlins.
Un jour, quand Donovan avait deux ans, il a oublié Robert dans le bus. Le petit garçon n'a pas dormi de la nuit : Robert lui manquait. Une petite fille a récupéré Robert mais comme elle avait déjà beaucoup de jouets, elle l'a donné à l'Epicerie Sociale.
Aline.


Sonia est un éléphant rose et bleu. C'est un doudou en polyamide qui a été fabriqué en Chine. Il est venu à Alençon en bateau avec tous ses copains. Il était en rayon dans un grand magasin pour noël. Il n'aimait pas noël; il s'est retrouvé tout seul. Aucun enfant ne voulait de lui. Il est arrivé par hasard à l'Epicerie Sociale, tout triste, mais il a retrouvé des copains.
Anita.

Cette poupée s'appelle Famosa. Elle est espagnole d'origine. Elle a appartenu à ma fille. Elle l'a eue à trois ans. Elle l'adorait, elle lui parlait, elle la dorlotait. Puis ma fille a grandi; elle a pris de l'âge. Et on a découvert l'Epicerie Sociale. Ma fille a confié sa poupée au coin « café » pour que les enfants qui passent puissent jouer avec.
Louise.

lundi 15 septembre 2008

les panneaux du code de la route à travers un jeu




























Mercredi 10 septembre, à l'atelier code de la route, Rodha, Estrela, Cynthia, Mama et Zineb ont découvert un jeu sur le code de la route. Ce jeu a été créé par deux bénévoles, Joëlle et Stéphanie, et par deux formatrices, Patricia et Karine.
Stéphanie et Joëlle ont montré au groupe comment on y joue : il y a un parcours avec des questions sur les panneaux de la circulation et sur les lois de la sécurité routière. C'est Mama et Zineb qui ont obtenu le plus de points.

mercredi 10 septembre 2008

Visite à l'ANPE

Jeudi 28 août, nous avons rencontré madame Tourancheau, animatrice d’équipe à l’ANPE d’Alençon. Elle a répondu à toutes nos questions concernant le rôle de l’ANPE et celui de l’ASSEDIC (qui vont fusionner le 1er janvier 2009).
Elle a parlé aussi de l’Offre Valable d’Emploi, des prestations de l’ANPE, des sites Internet
www.anpe.fr et www.handicapzero.org, des pénalités pour les entreprises qui n’embauchent pas de Travailleurs Handicapés (c’est l’équivalent de 20 salaires à temps plein), des aides à la mobilité et des aides pour le déménagement, ainsi que les contrats aidés.
Cette rencontre nous a permis de mieux connaître le fonctionnement de l’ANPE et des différentes structures qui s’occupent de l’insertion professionnelle. Tous nos remerciements à Madame Tourancheau.


Le groupe Vert (Accompagnement Spécifique Travailleurs Handicapés)

A l'épicerie sociale, vendredi 5 septembre

Vendredi 5 septembre, à l'atelier d'écriture avec une formatrice de la Boîte aux Lettres (Sonia) à l'Epicerie Sociale de Courteille, nous avons écrit plusieurs textes.

Observation du tableau de Paul Gauguin, « Arearea » (« Joyeux étés ») 1892.

C'est un jardin comme un paradis. Dans ce jardin, il y a plein de choses : il y a des fleurs, des chiens; il y a des gens qui dansent. Aussi, il y a un prince avec une princesse : le prince joue de la flûte. C'est un très beau jardin.
Rohda.

La nature vivante est dans ce tableau. Dans le jardin, il y a de la musique, des statues, de l'adoration, de l'esprit libre, de l'harmonie avec les animaux, de belles fleurs; et la vie règne. Il y a tant de chaleur!
Estrela.


Note de Sonia : Il faisait très gris ce jour-là, avec du vent et de la pluie. Nous avons travaillé avec Rodha la formule « il y a » dont elle n'est pas habituée.


_____________

Ecriture à partir de phrases de Christian Bobin trouvées dans « Lettres d'or » : ces phrases sont données avec des mots en moins. Aux participants de l'atelier d'écriture d'imaginer les mots qui manquent (en bleu) :

Dehors, il y a beaucoup de choses. Un vent qui chante passe sur la ville. Il traverse toutes choses comme une parole disparue. Il fait comme un murmure disant « Ecoute-moi bien ». Dedans, il y a la télévision de la salle à manger. Il y a un vase avec des fleurs sur la table. Dedans se trouvent tous mes meubles.
Rodha.

Dehors, il y a des arbres. Un vent fort passe sur eux. Il traverse toutes choses comme la parole d'un ange. Il fait comme un murmure disant « Je suis là. Personne ne connaît ma colère mais j'existe. Je suis partout ». Dedans, il y a la respiration de la vie. Il y a du café sur la table. Dedans se trouvent la chaleur et le battement de mon coeur.
Estrela.

_____________

Au printemps, l'oiseau est content
La merveille de l'été, c'est le soleil
L'automne, c'est la saison des parapluies retournés
Et l'hiver : bonhomme de neige et chocolat chaud.

Rodha et Estrela

Note de Sonia : Au début, l'automne n'était que la « saison des parapluies ». Et puis Estrela s'est souvenue d'une anecdote : elle était dans le vent et la pluie, et son parapluie s'est retourné brusquement. Elle essayait de le remettre et elle s'est aperçu que tout le monde autour d'elle la regardait! Cela l'a beaucoup fait rire ! Et nous aussi !

mardi 9 septembre 2008

Petit clin d'oeil aux bénévoles qui sont auprès de l'équipe pédagogique professionnelle de La Boîte aux Lettres

Merci à Yvette, Daniel, Gisèle, Jean, Joëlle, Mireille, Marie-Claude, Martine, Nadège, mais aussi à Stéphanie, Jacques, Odile, Claudine, Roger-Paul, Colette, Annick, Marie-José et Simone.

jeudi 4 septembre 2008

Sourire

Fin de journée, en sortant d'un atelier de français,
phrase entendue dans l'escalier :
"A chaque fois qu'on sort d'ici, on a la bouche qui sourit".
Merci Cynthia pour votre sourire!

mercredi 3 septembre 2008

Si demain je pars sur une île déserte...


Vendredi 29 août, à l'atelier d'écriture de l'Epicerie Sociale (Alençon), on a revu le verbe « être » au présent, et aussi le verbe « partir », et le pluriel des mots. Et puis Sonia, la formatrice de La Boîte aux Lettres, nous a demandé de compléter la phrase : « Si demain je pars sur une île déserte, j'emmène avec moi... »

Si demain je pars sur une île déserte, j'emmène avec moi...
mes enfants, mon chapeau, un pantalon, de la boisson, de la nourriture, un lave-vaisselle, le bonheur et un peigne.
Rohda.


Si demain je pars sur une île déserte, j'emmène avec moi...
mon mari, mes cachets contre le mal de tête, toutes sortes d'animaux, et notamment des pigeons pour envoyer le courrier et des poules pour les oeufs, un couteau, du sel, des graines pour un potager, du patchouli.
Louise.

Si demain je pars sur une île déserte, j'emmène avec moi...
un livre, un stylo, un chapeau, un manteau, une brosse à dents, une amie, des chocolats, ma trousse de maquillage pour me faire belle, pour mon plaisir, ma montre, aucun homme, la photo de mes enfants, le souvenir de mes amis.

Estrela.

Si demain je pars sur une île déserte, j'emmène avec moi...
une lampe, un plan, une boussole, des vêtements, de la crème solaire, un chapeau, mon chien, des livres, un couteau suisse, un miroir, une casserole, un album photos.

Viviane.

Si demain je pars sur une île déserte, j'emmène avec moi...
mon mari, mon chat, ma console de musique et de jeux avec son chargeur solaire, mon lit et ma couverture, mes produits de beauté, mes cachets contre la migraine et la trousse de secours, du feu et un couteau, du fil et un hameçon, une casserole... Non, en fait, je n'emmène que mon mari car il y a déjà tout là-bas.
Valérie.

Si demain je pars sur une île déserte, j'emmène avec moi...
de l'eau, le soleil et ma maison, un portable si ça "passe", une bombe insecticide, des cartes postales, un thermos avec du café chaud dedans, des allumettes ou un briquet, des gants pour ne pas avoir froid, le parfum d'une rose, de la menthe et mon enfant – je le plie en deux dans ma valise!
Brigitte.

Si demain je pars sur une île déserte, j'emmène avec moi...
le nécessaire pour dormir, de la nourriture, des médicaments, du chocolat en tablette, du sucre, des amis et un réchaud.

Jean-Claude.


Note de Sonia : Je suis venue à la rencontre de Jean-Claude, à l'Epicerie Sociale. Je lui ai demandé de compléter la phrase : « Si demain je pars sur une île déserte, j'emmène avec moi... ».
- Mais ce n'est pas possible! Je ne sais pas lire!
- Pas de souci : je prends des notes.
Vous me dîtes et je note!

Il réfléchit, me donne ses mots. Puis on regarde sa liste, je la lis à haute voix. J'oublie de dire le mot "chocolat". Il le pointe du doigt :
- Eh! Vous avez oublié le mot "Chocolat"!
- Ah! Vous voyez! Vous savez lire!

Reprise des ateliers à Sées

Orne Hebdo - mardi 2 septembre 2008.
Cliquez sur l'article pour l'agrandir.