vendredi 24 juillet 2009

Atelier d'écriture

Vendredi 24 juillet, matin de poésie. Epicerie Sociale, Courteille.

Consigne : J’ai donné un mot et il fallait trouver d’autres mots en lien. Puis, avec cette poignée de mots, nous avons créé des poèmes, un peu à la façon des haïkus. Sonia.

Matin
Café noir
Réveil au radar
Petits yeux
Qui baillent.
Nathalie.

Matin

Lever du soleil
Rosée de l’aurore
Fatigué tôt.
Yves.

Matin
Doux réveil
Détente
Cheveux en bataille.
Louise.

Petit matin
Dans la lumière
Blanche et fraîche
Entre sommeil et soleil.
Sonia.

Matin
Début de journée
Se lever
Planer un peu
Avant le café.
Brigitte.

Coquillages
Entre mer et sable
Vagues et soleil
Dans les coquillages.
Nathalie.

Coquillage
Sur la plage
Crabe de mer
Sur le sable
Dans le soleil.
Yves.

Coquillage
Crustacé abandonné
Sable fin
Vagues
Dans les algues.
Louise.

Coquillage
Abris enfoui
Spirale infinie
Parmi les grains de sable.
Sonia.

Coquillage
Coquille Saint-Jacques
Huîtres et moules
Festin maritime.
Brigitte.



Consigne : jeu autour des expressions imagées, expressions figurées prises au sens propre.

Ouvrir son cœur, comme un coffre, à la perceuse. Le couper en deux. On ne donne pas la moitié de son cœur à n’importe qui ! Certains cœurs sont en caillou ; c’est du granit ! Des forcenés !

Casser les oreilles, les décoller. En éventail, elles font du vent, pendent par terre, balayent, s’envolent au gré du vent.

Casser les pieds, des pieds dans le plâtre. Les casser en mille morceaux.

Faire devenir chèvre, faire tourner en bourrique. Mi-chèvre, mi-homme ; il y en a beaucoup ! Ca bêle dur !

Fondre en larme, devenir une flaque, une mare de tristesse.

Couper la parole : avec du fil à beurre, ou avec une scie sauteuse pour les bavards !

Taper sur les nerfs : avec un marteau ou un fouet, un bâton pour donner des bosses ; ça énerve !

Avoir l’oreille fine, fine comme une feuille de cigarette. Il y en a qui ont l’oreille lourde !

Louise, Nathalie, Yves.




Consigne : observer le tableau de Degas, «Les Repasseuses» (1884)

Une femme repasse avec du mal et avec un fer à repasser en fonte. L’autre femme fait une pause pour boire. Elle baille aux corneilles - un bâillement à se décrocher la mâchoire ! Un chemisier blanc, un châle jaune, une jupe grise : la blanchisseuse est rouquine. On regarde la bailleuse et on baille !
Elle ne met pas sa main sur la bouche ; elle est vulgaire. Et elle semble paresseuse. Elle est en bas de l’échelle, elle fait partie des «petites gens».Elle ne fait pas de chichi tralala. Elle repasse pour d’autres personnes.

Louise, Nathalie et Yves.

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